La pension de réversion, c’est la part de la retraite d’une personne décédée versée à son conjoint survivant. Votre divorce ne l’efface pas automatiquement, et beaucoup l’apprennent trop tard, à l’occasion d’un décès survenu des années après la séparation.
Le principe : le divorce n’éteint pas le droit
Divorcé, vous conservez un droit potentiel à la pension de réversion de votre ex-époux décédé, au même titre qu’un conjoint marié au moment du décès. Restent les conditions propres à chaque régime de retraite : votre âge, vos ressources selon les cas, parfois la durée de votre mariage. Mais le divorce en lui-même ne vous prive de rien.
Quand il y a eu plusieurs mariages
Si votre ex-conjoint s’est marié plusieurs fois, la pension se partage entre le conjoint survivant au moment du décès et le ou les ex-conjoints divorcés non remariés, au prorata de la durée de chaque mariage. Attention à votre propre remariage : selon les régimes, il peut vous faire perdre ce droit.
Des conditions qui varient selon le régime
Âge minimal, plafond de ressources, taux, modalités de partage : tout change selon le régime concerné, régime général, fonction publique ou régimes complémentaires. Aucun chiffre unique ne couvre tous les cas, et vous devrez interroger directement la caisse de retraite le moment venu. Méfiez-vous des montants trouvés en ligne : ils ne valent que pour un régime précis.
Pourquoi cette question mérite d’être posée tôt
Vous n’avez rien à demander aujourd’hui : la réversion se règle au décès, pas au divorce. Mais savoir que ce droit existe, et qu’un remariage du défunt ne l’efface pas, vous explique pourquoi il faut conserver certaines pièces du dossier sur le très long terme, à commencer par la preuve de la durée de votre mariage.